ModeGarde-robe capsule et tri

Basiques universels vs. basiques personnels

Partir à la rencontre de ses basiques personnels.

J’insiste sur l’adjectif, tant les listes de basiques (pseudo-)universels me semblent désormais une perte de temps.

Pourtant j’ai été leur première cliente pendant très longtemps.
Il y avait quelque chose qui me rassurait dans la démarche, j’ai d’ailleurs gardé pendant plus de dix ans un article de ELLE sur les 50 essentiels (vêtements + accessoires) à avoir dans sa garde-robe. En me replongeant dedans régulièrement pour voir « où j’en étais ».

Je pensais à l’époque que c’était une forme d’éducation, un socle commun, à quoi on pouvait ensuite ajouter des éléments plus personnels.

Il m’a fallu du temps pour désapprendre tout ça. En prendre (un peu) et en laisser (beaucoup).

Le blouson en jean, le t-shirt blanc, le pantalon « noir bien coupé », les ballerines, la chemise d’homme blanche, le pull col V en cachemire gris ou bleu marine… autant de « basiques universels » qui n’appartiennent pas à ma garde-robe.

Lire l’excellent blog l’Armoire Essentielle de Jeanne-Aurore Colleuille et Laure Gontier (hélas fermé aujourd’hui) m’a beaucoup éclairée.
Les échanges avec vous, ici, ont été très instructifs aussi.
Voir à quel point certain(e)s d’entre vous ont cerné très tôt, bien plus tôt que moi, leurs propres essentiels, sans se laisser perturber ou dévier par des « must-have » clefs en main qui ne leur correspondent pas et ne serviraient qu’à encombrer leur penderie et leur style.

Alors même si mes essentiels à moi ne sont pas les vôtres (souvent, c’est comme ça que ça marche), le cheminement que j’ai eu vers tel basique personnel sera peut-être éclairant, qui sait ?

Pour vous ce sera peut-être un manteau ou des chaussures de telle couleur. Pour moi là aujourd’hui, c’est une ceinture turquoise.

Un modèle BCBG Max Azria, bien soldé, dont je n’avais à vrai dire pas saisi le potentiel quand je l’ai acheté il y a deux ans.

Même si j’adore le contraste génial qu’il forme avec le bordeaux ou le rouge, le turquoise ne fait pas vraiment partie de ma garde-robe, hormis un débardeur en lin Zara que je mets uniquement quand je suis bronzée (celui-ci, vous vous en souvenez ?)

J’ai donc acquis cette ceinture un peu sur un coup de tête, dans l’idée que je pouvais sortir de mes autres modèles (noir, caramel, et en toile rayée façon sangle).
Je l’ai longtemps cantonnée à l’idée que je me faisais de ses capacités. Être portée en été, avec des teintes claires. Autrement dit, 10% de ma garde-robe.
Il a fallu plusieurs années – et un matin où je l’avais laissée sur un jean, par flemme de la sortir des passants – pour me rendre compte qu’elle allait tout aussi bien avec des teintes sombres, des couleurs vives et des silhouettes plus automnales, voire hivernales.

Ci-dessus :
=> tunique bleu marine en viscose imprimée H&M
=> débardeur en maille noire GAP
=> tee-shirt façon marinière en viscose H&M
=> blouse rouge « Vasco » en viscose imprimée CAROLL
=> jean brut bootcut GAP

Elle mériterait quasiment un CV de la fringue, tellement elle sait tout faire.

Alors, prochain basique personnel dans mon scope ?

En guise de sac à main idéal, pour tous les jours et notamment pour le travail, peut-être un sac polochon en toile kaki, trouvé au rayon hommes, comme ce modèle APC.
Oui, là où la liste « universelle » aurait plutôt préconisé un beau sac en cuir rigide, type cabas noir ou camel.
C’est tout moi.